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Réglementation ESG · Avril 2026

Directive Omnibus : ce que la simplification CSRD change vraiment pour les entreprises

Adoptée le 26 février 2026 et entrée en vigueur le 18 mars 2026, la directive Omnibus réforme substantiellement les obligations de reporting extra-financier issues de la CSRD.

Contexte : une réforme attendue

La directive européenne CSRD avait instauré à partir de 2024 un cadre de reporting de durabilité ambitieux, applicable progressivement à un large périmètre d’entreprises. Deux ans après son entrée en vigueur, le constat s’est imposé : les exigences initiales étaient trop lourdes pour les entreprises de taille intermédiaire.

La directive Omnibus, adoptée le 26 février 2026, constitue la réponse législative à ce constat. Elle procède à une révision ciblée mais substantielle du champ d’application et du contenu des obligations CSRD.

Les quatre changements majeurs

Seuils relevés : le seuil passe de 250 salariés / 50 M€ de CA à 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d’affaires. Environ 80 % des entreprises initialement visées sortiront du champ obligatoire.
Calendrier décalé : les vagues 2 et 3 (PME cotées et grandes entreprises de pays tiers) sont reportées à 2028 et 2029.
Standards allégés : les ESRS sont recentrés sur les informations matérielles. Le nombre de points de données obligatoires est significativement réduit.
Vérification OTI maintenue : l’obligation de contrôle par un organisme tiers indépendant est conservée pour les entreprises restant assujetties.
Pour les entreprises non assujetties, un reporting volontaire reste souvent stratégique : il anticipe les exigences futures et répond aux attentes des financeurs et des grands donneurs d’ordre.

Ce qui ne change pas

La philosophie de la CSRD reste intacte : les grandes entreprises ont une responsabilité de transparence vis-à-vis de leurs parties prenantes. L’obligation de vérification par un OTI est maintenue, ce qui préserve la valeur des missions exercées par les commissaires aux comptes habilités.

Par ailleurs, de nombreuses entreprises resteront exposées aux exigences de leurs partenaires commerciaux ou financiers (banques, fonds, grands groupes), qui continueront d’exiger des données ESG fiables même en l’absence d’obligation légale directe.

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